“Comme un million de papillons noirs” le livre qui veut du bien aux cheveux afros de nos fillettes !

Comme un million de Papillons Noirs®

Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi il n’y a pas assez de livres pour enfants avec des personnages noirs ou métissés qui permettraient à nos enfants de s’identifier ? Le nombre de fois où je me suis retrouvée à chercher des livres ou dessins animés mettant en scène un personnage principal noir ou métissé… Je ne vous raconte pas la galèèère… piouuu et ça doit être la même chose pour d’autres communautés en mal de représentation…
Je suis tombée sur le projet de la maison d’édition BILIBOK qui lance une campagne de crowdfunding (appel au financement) pour l’impression du SAINT-GRAAL : “Comme un million de papillons noirs” – Un livre qui parle d’une petite fille noire complexée pas ses cheveux crépus, qui va être accompagnée par sa mère et ses tantes dans l’acceptation de soi ! Un livre pour donner confiance ! TOP hein ?

Comme un million de papillons noirs

Affiche du livre “Comme un million de papillons noirs”
Crédits : Barbara Brun (Edition Bilibok)

Je vais d’abord t’expliquer pourquoi ce livre et sa thématique tombe à pique !
(Si tu as la flemme de lire, descends plus bas pour le vif du sujet… mais tu vas rater quelques chose… )

Bon, d’abord, je précise tout de même que j’achète des livres pour enfants,disons, “standards”, avec des personnages blancs, jaunes, rouges et même des objets qui parlent alors hein… Je ne suis pas ethnocentrique névrosée. C’est juste qu’à un moment j’ai envie de raconter des histoires qui me rappellent mon enfance, des histoires dont les problématiques me concerneront, des histoires qui raconteront à mon enfant qu’il est NORMAL d’être DIFFÉRENT et que la différence c’est la singularité de chacun ! (hum pas mal cette phrase…😏 )
Et bêtement parce que je serai plus enclin à acheter un livre pour lequel j’aurai le plaisir de me dire « hôôô la p’tite en couverture me fait penser à ma fille ! » c’est con hein mais on est attiré par ce qui nous ressemble. That’s it.

Y’en a sûrement des livres comme ça mais pas des masses… ou alors… c’est l’histoire d’un petit “nenfant” noir, pauvre, dans sa petite case en terre rouge…
Bon c’est bien hein mais si on essaie, on souhaite motiver et galvaniser nos enfants avec de la positivité et des thématiques proches de leur réalité en occident… Il faut le livre qui va avec ! (cc Seyfiu)

J’ai eu un débat très intéressant avec un artiste calligraphiste que je follow (@Alif_King), qu’on retrouve d’ailleurs dans le City Guide “Afrique à Paris”, cherchait un livre d’enfant pour sa fille. Son choix a été de sélectionner un livre avec des personnages noirs pour simplement éduquer sa p’tite dans l’estime de soi et la valorisation de sa “différence”, représentée par sa peau noire dans une société qui lui rappelle dès l’école…que noire est sa peau et crépus sont ses cheveux ET PARFOIS même que « c’est bizarre i sont tou durs té ch’veux »… Tu connais de quoi je parle…ok…

Ainsi, Selon Alif King :
«Tous les enfants qui grandissent dans un milieu où ils sont physiquement ou confessionnellement minoritaires passent par une période critique où il faut consacrer plus d’attention à la valorisation de leur différence; Car malheureusement la représentation et la transposition peuvent avoir un fort impact dans la construction de ces enfants et des complexes qui peuvent en naître (Couleur de peau, textures des cheveux, forme du nez, grosses lèvres…) »

Alif avait trouvé un livre très bien fait avec de beaux dessins et un ton de narration qui lui convenait MAIS l’histoire reprenait le stéréotype (proche de la réalité tout de même) du petit ‘nenfant’ qui va a l’école pieds nus, marche 12 000 kilomètres, pour arriver dans une classe de 40 élèves avec un crayon à se partager pour 3 etc etc… Alif cherchait plutôt une histoire moins misérabiliste et qui se rapprocherait de la vie de sa fille. Il avait déjà expliqué ce genre de cas malheureux à sa fille alors… un peu de changement… c’est pas mauvais.

“L’école de Tibi”, le livre en question
Edition Nathan

En fait, il faut sélectionner les livres selon le moment, selon ce que vis l’enfant, selon son évolution quoi. Si l’enfant est têtue et que tu souhaites lui montrer la chance qu’il a de vivre et d’aller à l’école en France, avec des montagnes de fournitures à sa portée tout en s’y rendant tout confort dans ton carrosse de 5 places… alors ce livre fera le taf ! Genre « Tiens : regarde comment d’autres vont à l’école pendant que toi tu jettes des boules de gomme sur tes camarades !! » Tu vois l’genre…

Au départ j’avais cru comprendre qu’il voulait éviter ce genre de livres mais en fait non, il souhaitait adapter son choix à ce que vivait sa fille :
« Si tu as un enfant qui vit déjà le racisme et à qui tu souhaites montrer que sa couleur de peau ou son origine ne présuppose pas une certaine misère, une « bizarrerie »… Alors ce genre de livre n’est pas le top ».

DU COUP ! JE ME SUIS DEMANDÉ : Y’en A des livres pour valoriser la particularité de nos bambins ?
(psst ! J’espère que t’as lu le 1er paragraphe !)

BIM ! voilà que je tombe sur l’appel au financement d’un livre intitulé « Comme un million de papillons noirs » Appréciez déjà la poésie du titre…
Celui qui n’a pas compris que les papillons noirs faisaient échos aux ondulés des cheveux crépus… est prié de garder le silence… pardon… 😏

Image du livre “comme des millions de papillons noirs”

C’est quoi l’histoire ?

C’est un livre dont la sortie est prévue en septembre 2017, qui se dit être sur l’empathie et l’estime de soi destiné aux enfants de 3 à 9 ans, écrit par Laura Nsafou, militante et auteure afro-féministe connue sous le pseudo Mrs Roots.
Les illustrations sont vraiment bien réalisées, on ne tombe pas dans la caricature “banania”, les traits sont fins, les cheveux sont bien dessinés, en tous cas on peut dire que le visuel est de qualité. L’illustratrice Barbara Brun est à féliciter. La collaboration entre les deux femmes semble fructueuse.

Crédits : Editions Bilibok

Publié par Bilibok, une jeune maison d’édition créée par Aurélie Crop qui lance le premier livre jeunesse de leur collection avec comme fil conducteur la diversité (couleur de peaux, ethnies, modèle familiales etc). C’est en fait Aurélie Crop qui a eu l’idée d’écrire un livre sur la thématique du cheveu afro puis a proposé à Mrs Roots de l’écrire.

Aurélie Crop, Fondatrice des éditions Bilibok.
Crédits : Bilibok

L’histoire et le titre sont inspirés d’une phrase extraite d’un livre de l’écrivaine Toni Morrison :

« Ses vêtements étaient blancs, ses cheveux comme un million de papillons noirs endormis sur sa tête. »

C’est l’histoire d’une petite Adé qui n’aime pas ses cheveux crépus du fait des moqueries qu’elle subit à l’école, du coup, sa mère et ses tantes vont s’atteler à lui faire prendre conscience de la beauté de ses cheveux, lui donner confiance en elle, développer l’estime de sa personne. Voilà… C’est ce qu’on cherchait ! De la positivité, de la motivation.

Image du livre comme des millions de papillons noirs.
Crédits : Editions Bilibok

Je dépose ci-dessous ce qu’on peut lire dans le descriptif de l’appel au financement :

« Chaque mot est choisi de façon à apporter une représentation positive de la fillette et de ses cheveux. Les origines sont traitées de manière moderne, sans tomber dans l’exotisme, et place cette petite héroïne noire qui vit en France, dans un contexte quotidien et réaliste, dans lequel tous les enfants pourront se projeter. »

Tout est dit. Je n’ai rien à rajouter.

L’ÉQUIPE A BESOIN DE SOUS LES AMI(E)S !

Allez, vas-y ! y’a même la possibilité de donner 5€ seulement et en plus tu reçois un cadeau ! lol C’est jusqu’au 11 juillet les kokos !

Crédits : Ulule.com

L’équipe lance un appel au financement participatif (crowdfunding) pour permettre l’impression de 1000 premiers exemplaires de l’ouvrage. Je pense qu’après les mots, les plaintes de ne pas avoir ce que l’on souhaite il peut être bien, si on en a la possibilité, de booster ce genre d’initiatives qui nous font du bien et qui mérite d’être reproductibles à fond les manettes !

Je finirai en disant qu’il est important d’accompagner nos enfants dans la compréhension et l’acception de leurs particularités. Il faut également choisir avec attention le livre en fonction de ce que vis l’enfant ET SURTOUT expliquer ce qu’on leur lit !

Et puis heuu… le livre n’est pas réservé aux enfants noirs et métisses, non, il est pour tous. Les enfants de toutes origines peuvent tout à fait lire ce genre de livre dans une démarche de sensibilisation à l’autre ou simplement pour la beauté de l’histoire en fait. simple. 😌

En tous cas, j’ai hâte de lire l’histoire entière !

Et vous ? Dites moi un peu ce que vous pensez de ce genre d’initiative ? vos attentes ?
Et pourquoi pas un prochain sujet sur le complexe de la consonance étrangère des prénoms de nos enfants ? Personnellement c’est quelque chose qui m’a marqué étant petite avec mon prénom africain à l’école… J’en étais complexée et c’est vite devenu une fierté dès l’adolescence. Ça peut être intéressant de soulever le sujet dans un prochain livre ? non ?

Pour en savoir plus et participer : Pose ton clic ici je te prie

Pour suivre les éditions Bilibok : Ici

Pour suivre Mrs Roots : 👉 @Mrsroots👈

Pour suivre Alif King : 👉 @Alif_King 👈

Voilà, voilà c’était moi !

On est O’kohy !

T'en penses quoi ?

Lien pour marque-pages : Permaliens.

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