Keyzit VS Sidiki Diabaté et son père : Une guerre déclarée

Sidiki Diabaté et son père à l’origine de la garde à vue injustifiée de Moussa Wagué !! 

Moussa Wagué - garde à vue

Moussa Wagué – PDG de la Maison de disques KEYZIT, lors de sa garde à vue arbitraire à Bamako.

La nouvelle est tombée tel un couperet dont on pressentait la menace d’une lame qui n’attendait que le bon moment pour s’exécuter.

À l’heure où je rédige ces lignes et selon les infos perçues de sources sûres, proches de l’affaire… Les événements ne cessent de s’empirer… au grand dam de l’image véhiculé par le showbiz africain.

Moussa Wagué, PDG – Fondateur de la maison de disque KEYZIT et Producteur de Sidiki Diabaté a été mis en cellule et placé en garde à vue ce lundi 23 juillet suite aux pressions et tentatives d’intimidations qu’exercerait le clan Diabaté à son endroit !

Il a ensuite été déféré devant le parquet de Bamako, mardi 24 juillet après-midi,  après une garde à vue menée dans de lamentables conditions !

Moussa Wagué - Garde à vue

Cellule de Moussa Wagué lors de sa garde à vue à Bamako

Avant de commencer sachez que …

Keyzit la Maison de disque qui produit Sidiki Diabaté assigne ce dernier en justice par le biais d’une plainte déposée à Paris, lundi 16 juillet dernier.
Les charges de cette plainte sont aussi aberrantes qu’étonnantes : Escroqueries, menaces sur personnes, injures, faits d’intimidations, faux et usage de faux.
La société de production collabore avec Sidiki Diabaté , en terme de production musicales, d’éditions et gère en exclusivité son Booking (gestion de ses prestations scéniques) selon les termes du contrat qui les lient.

Par la plume de Monsieur Moussa Wagué, PDG-Fondateur de Keyzit et ses filiales, ce communiqué de presse officiel  faisant état de graves faits, a été envoyé à plusieurs organes de presses, ce fameux  lundi , puis publié dans la foulée sur la page Facebook de Keyzit.

Moussa Wagué plainte

Moussa Wagué séjournant à Bamako

Il semble que le producteur exclusif de Sidiki était déterminé à mettre carte sur table, tordre le cou aux rumeurs et officialiser la plainte porté par Keyzit à l’encontre de Toumani Diabaté et son fils, le célèbre Sidiki Diabaté.

 

Moussa-wagué-plainte-sidiki

Extrait du communiqué de presse du 16 juin 2018

Keyzit-plainte-sidiki-diabate

Page 2/2 – Communiqué de presse, 16 juillet 2018

Keyzit-plainte-sidiki-diabate

Page 3/3 – Communiqué de presse, 16 juillet 2018

Ce que révèle cette plainte…

Le communiqué fait état des difficultés de gestions artistiques rencontrées par les équipes de Keyzit en charge de la carrière de Sidiki Diabaté. Son père, le Célèbre griot Toumani Diabaté et certains membres de la famille, dont sa sœur, s’ingéreraient dans les affaires liant Keyzit à Sidiki, en concluant des contrats à l’insu de son producteur et au détriment des engagements portés par Keyzit.

Les équipes de Moussa Wagué se seraient  souvent heurtés à des conflits d’agendas entraînant de lourdes répercussions financières, mettant à mal leurs missions visant à élever la carrière de l’artiste.

« En effet, nous sommes confrontés de manière permanente à l’entourage familial de l’artiste dont le manque de professionnalisme et l’avidité entravent de manière préjudiciable le travail de KEYZIT. Toute initiative de développement est sabotée en dépit des contrats signés et du paiement de toutes les avances demandées. » – extrait du communiqué de Keyzit, lundi 16 juillet

Pour exemple, des prestations scéniques seraient accordées par le clan Diabaté le jour même d’un tournage de clip prévu par Keyzit, des accords seraient conclus par le père pour le compte de son fils dont il percevrait les paiements sans en aviser la maison de production de son fils, unique gestionnaire des prestations et des rétributions financières de leur artiste…

C’est ainsi, contraint et forcé, face aux agissements frauduleux et persistants du clan Diabaté que Keyzit a d’abord saisie la justice Française, puisqu’il s’agit d »un contrat Français, afin d’obtenir une saisie conservatoire sur les comptes SACEM de Sidiki Diabaté. La justice Française a répondu favorablement à la requête de Keyzit au vu des preuves qui lui ont été soumis.

  • Une saisie conservatoire est une procédure visant à placer certains biens d’une personne sous le contrôle de la Justice, alors seule habilitée à y donner accès (ou pas)à son propriétaire endetté

Ce qui signifie qu’au vu des soupçons de détournements opérés par les Diabaté, la justice Française a ordonné une saisie d’une partie des revenus liés aux droits d’auteurs, à hauteur d’un demi million, versés par un organisme compétent régie par l’état et le droit français, qui n’est autre que la SACEM – Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique.

Comment vous dire que lorsque l’on touche aux pépettes… ça fait mal où ça passe ! Les Diabaté n’ont pas dû apprécier…

AFG Paris 2017

Les raisons d’une telle situation…

L’argent c’est bien… mais requiert une certaine sagesse  pour le manier … L’eau mouille… mais l’argent peut vous brûler les doigts 😉 !

D’après mes sources, les méthodes du clan Diabaté ont été dénoncées par voie de justice ou sur les Réseaux Sociaux par plusieurs promoteurs de spectacles qui se disent victimes d’escroqueries.

Il semblerait que Toumani Diabaté aurait pour habitude de conclure des contrats de prestations pour son fils, qui lui, laisse vides les scènes de spectacles sur lesquelles il est était attendu… et ce, malgré l’avance financière perçue. Ces derniers useraient de méthodes éhontées afin « d’esquiver » les réclamations des promoteurs floués, que Keyzit  a tenu à mettre en garde :

« Nous tenons à avertir les producteurs de spectacles qu’en signant tout contrat de prestation scénique sans l’accord de KEYZIT (…) Cela pourrait faire l’objet de poursuites judiciaires ».  – extrait du communiqué de Keyzit, lundi 16 juillet

On peut donc considérer que les Diabaté se trouvent dans une tourmente provoquée par une vertigineuse avidité.

« Dans ces conditions nous n’avons pas d’autres choix que d’agir et de témoigner publiquement de ces manœuvres frauduleuses en espérant que ces faits préjudiciables ne puissent perdurer. Nous nous devons de préserver nos intérêts et notre honneur en nous désolidarisant de ce fonctionnement que certains qualifient de mafieux. » – extrait du communiqué de Keyzit, lundi 16 juillet

Par ailleurs, certaines maisons de disques basées en France auraient proposé un contrat à Sidiki, la famille fait entendre à qui veut, que le fils n’est plus lié contractuellement à Keyzit… alors qu’il n’en est rien.

Ainsi, profitant du passage à Bamako de Monsieur Moussa Wagué, avec qui Sidiki entretenaient jusque-là de très bons rapports, Toumani Diabaté a ouvert les hostilités en portant plainte contre Moussa Wagué (et non contre KEYZIT ), pour abus de confiance et escroqueries. Notons que malgré cela, le producteur attaqué n’a pas manqué de souligner le « bon fond » de Sidiki qu’il considérait victime des malversations de son père, en rédigeant ce premier communiqué :

 « Nous prions également pour Sidiki Diabaté car il a un bon fond mais cette influence négative (ndlr, de son père) commence à considérablement impacté sa carrière, sa personnalité et son image. »

Quel dommage… Sidiki a un talent inestimable qu’il ne faudrait pas dévaluer…

mousa-wagué-sidiki-diabaté-plainte

Sidiki Diabaté, Toumani Diabté, Moussa Wagué et Papou de Paris, lors du tournage du titre à succès « Dakan Tigui »

Tous les coups sont permis

Ce dernier, s’est vu retirer son passeport non sans surprise à la descente d’un vol en retour de Ouagadougou sur Bamako, il aurait également reçu des menaces et subit des tentatives d’intimidations lors de ses déplacements dans la capitale malienne.

Tout cela pour quoi ? L’argent…

Moussa Wagué serait victime de menaces sur sa personne et de pressions afin de casser le contrat qui lie sa société Keyzit à Sidiki, qui lui, semble vouloir signer ailleurs sans respecter les clauses de résiliation.

Ce dernier oubliant au passage… que les détournements financiers effectués lors de ces fameuses prestations non-officielles à l’insu de KEYZIT, représentent une perte de 4 millions d’euros (2.6 MILLIARDS de Franc CFA) que leur réclame la Société de production dirigée par Monsieur Wagué…

Alors en publiant ce communiqué de presse, le PDG de KEYZIT ne se doutait peut-être pas qu’une semaine plus tard, il serait mené manu militari en cellule de garde à vue après une interpellation surprise à son domicile de Bamako, dans la soirée du lundi 23 juillet.

moussa-wagué-prison-sidiki

Depuis sa cellule

Le sort de Moussa Wagué en ce moment à Bamako…

Moussa Wagué a passé la nuit de lundi 23 à mardi 24 juillet dans une cellule aux murs délabrés, aux barreaux rouillés, sur un tissu étendu à même le sol en guise de matelas.

Voilà comment le fait d’avoir des relations en Afrique peut nuire à la liberté d’autrui sur simple demande de personnalités publiques ayant le bras aussi long qu’influent.

Ces méthodes sont totalement honteuses et doivent impérativement cesser dans ce milieu qu’est le showbiz africain et dans les moeurs de nos institutions ! Que valent les libertés individuelles dans nos pays africains ? Jusqu’à quand ces pratiques rendant utopique l’application d’une justice équitable existeront-elles ?

Le clan Diabaté agit ainsi avec un fils du Mali ayant participé à l’essor de Sidiki Diabaté (et d’autres artistes africains) malgré le sabotage de leurs missions ; En aurait-il été de même si Keyzit était dirigée par une équipe au teint plus pâle ? Par des dirigeants BLANCS  à qui on offre une confiance aveugle par un complexe d’infériorité que certains ne parviennent à soigner ?  N’ayons pas peur des mots…

Présenté devant le parket de Bamako ce mardi 24 juillet, menottes aux poignets dans un premier temps, le producteur s’est vu signifier, par le biais de ses avocats, une libération de 2 jours, jusqu’au jeudi 26 juillet; Date à laquelle il devra signer un « accord » en faveur du clan Diabaté, faute de quoi il se verrait placer en détention.

Cet accord impliquerait que sa société abandonne les poursuites judiciaires menées contre Sidiki depuis Paris et donc le renoncement des 4 millions d’euros ET la rupture du contrat de Sidiki Diabaté, souhaité par ce dernier…

C’est un accord ça ?? Ou un couteau sous la gorge ? Simple demande…cher.e.s lecteurs/lectrices… continuons…

 La contre-attaque de Keyzit…

 Face à l’ignominie de ce placement en garde à vue, Me Hosni Maati, Avocat représentant les intérêts de Keyzit a alors adressé un second communiqué de presse à l’AFP (L’Agence France-Presse, agence de presse mondiale ) faisant état du sort réservé à son client par la justice Malienne et alerte sur le caractère d’urgence de cette affaire.

« Cette situation est d’autant plus préoccupante que le Mali est en pleine période électorale (… ) Nous attendons enfin des autorités françaises sur place qu’elles apportent tout le soutien qu’il est en droit d’attendre en pareille circonstances » – Me Hosni Maati, extrait dudit communiqué de Presse, publié ce mercredi 25 juillet.

Moussa-wagué-keyzit-plainte-sidiki

Communiqué de presse publié suite à la garde à vue du Fondateur de Keyzit. – Hosni Maati, Avocat

Les avocats de Keyzit se sont rendu en urgence à Bamako, assister leur client afin de mettre fin à cette triste et lamentable affaire.

 Pour l’heure, le tribunal VIRTUEL du peuple, cet espace qu’est Facebook est prit d’assaut par la nouvelle, illustrée par les clichés de détentions de Moussa Wagué, lors de sa garde à vue. Ce dernier reçoit énormément de message de soutien des internautes qui n’hésitent pas à interpeller Sidiki Diabaté pour un retour à la raison.

 En attendant le dénouement de cette affaire digne d’un mauvais film policier, je vous laisse vous forger une opinion personnelle, partagez votre pensée en commentaire et participons tous à dénoncer ce genre de pratiques moyenâgeuses qui n’honorent en rien l’industrie musicale et les affaires entres africains !!

Affaire à suivre.

 

On est O’kohy !

 

 

Lien pour marque-pages : Permaliens.

6 Commentaires

  1. Ses plus que Injuste on ne peut plus tolere ses méthodes ignoble que endure jusqu’au jour d’aujourdhui les innoncent qui réclame juste ce qui leur est dû. En voulant etre honnête et juste on se fait toujour avoir donc je propose que sa s’asarete oeil pour oeil dent pour dent porté une plainte a Paris et attrapee sa famille tel que sa soeur Djelika résident a paris enfermé la de la meme manière quil retienne Mr Moussa et tant quil n’a pas ete libère elle ne sera pas libère. On verra s’il passera meme 5 mn de plus enferme. Ses homme se croient tous permis mes non tro ses tro nous ne pouvon plus fermé les yeux sur ces injustices qui continu de jour en jour.

    • C’est quand même dommage d’en arriver là. Ce qui m’étonne, c’est qu’apparemment ce sont leurs méthodes, que tout le monde connaît, mais dans ce cas, personne n’a jamais réussi à contrer ça ? Aucune personnalité n’a réussi à dénoncer ce genre de pratiques ? Les Diabaté ont le droit de s’exprimer s’ils ne sont pas d’accord, mais ils ont le devoir de le faire légalement sans porter atteintes à la liberté de quelqu’un.

      Merci ma chère, on est O’kohy !

  2. C’est de l’abus pure que Dieu soit avec Moussa wagué

  3. Merci pour cet article Miss Nicky.
    C’est possible de voir le contrat entre Keyzit et les Diabaté ?

    • Hello,
      Malheureusement il s’agit d’un document juridique et confidentiel que je ne peux transmettre ni publier.
      Ceci étant, ce contrat est en bonne et due forme puisque la justice française a donné gain de cause à Keyzit en ordonnant une saisie conservatoire sur le compte SACEM de l’artiste Sidiki Diabaté. Aussi, depuis la rédaction de cet article, Moussa Wagué a également obtenu gain de cause par la justice malienne qui a classé sans suite, la plainte déposé par Sidiki Diabaté contre Moussa Wagué. Ils avaient tous les éléments en mains pour statuer…
      Mais quelle gâchis pour la musique africaine que d’en arriver là. Les méthodes utilisées à l’encontre de Moussa Wagué sont totalement disproportionnées… Mais bon…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *